Voici la liste des documentaires qui seront projetés dans le cadre du festival DOC’ EN PICARDIE 2014, consacré à la Résistance française. Chaque projection sera suivie d’une rencontre avec le(s) réalisateur(s) et/ou une personnalité.
Toutes les projections sont en entrée libre.

aubracRaymond Aubrac, les années de Guerre de Pascal Convert et Fabien Béziat

Face à la caméra de Pascal Convert, Raymond Aubrac qui a vu naître le vingtième siècle “dans le linceul de la grande guerre” raconte l’aventure de la Résistance. Il nous parle de l’utopie dont il rêvait avec ses amis Emmanuel d’Astier, Pascal Copeau, Serge Ravanel et Jean-Pierre Vernant. Il évoque le travail d’unification de la Résistance autour de Jean Moulin et du Général de Gaulle, la tragédie de Caluire… Et sa rencontre avec la combative Lucie Aubrac. Récit d’une vie intense portée par un engagement inébranlable, ce documentaire est le fruit d’une centaine d’heures d’entretiens et s’appuie sur des archives photographiques inédites. Un film pour le moins nécessaire.

photo_20_ans_en_aot_44_2_bigVingt en août 1944 de Jorge Amat

Le parcours d’une femme résistante, Madeleine Riffaud, alias « Rainer » sous l’occupation.
Soixante ans plus tard, cette femme d’exception, grand reporter, écrivain et résistante, se souvient. Elle raconte avec ferveur son combat contre l’occupant nazi, les séances de torture (elle est emprisonnée à Fresnes pour avoir tué un soldat allemand), les joies et les chagrins de la libération de Paris. Un être rare et courageux qui raconte sa lutte pour la libération.

résistance vimeuLa Résistance dans le Vimeu de Jean-Marc Ricouard et Julien Cahon (CRDP)

Le Vimeu a toujours été une terre de combats, de luttes ouvrières et syndicales.Quand la France est envahie et occupée par les troupes allemandes en 1940, des hommes, des femmes de tous âges, de toute condition sociale et de toute conviction vont entrer en Résistance, sur ce territoire proche du littoral où la présence allemande est très forte. Ces vimeusiens de souche ou d’adoption agissant dans un esprit de solidarité et de liberté, vont mettre en œuvres toutes les formes d’action possible pour venir à bout de idéologie nazie portée tant par l’occupant que par le pouvoir de Vichy, et conduire à la Libération. Ce documentaire rend hommage à cette Résistance dans le Vimeu qui reste un exemple de courage et de détermination.

photo_la_voix_de_jean_moulin_3La voix de Jean Moulin de Jorge Amat

Ce documentaire raconte la vie d’un des héros du deuxième conflit mondial, Jean Moulin, surnommé « Max » dans le maquis. Il regorge d’anecdotes qui éclairent les événements les plus obscurs de l’engagement de « Max » mais choisit également de faire appel au point de vue d’historiens qui expliquent le parcours du plus jeune préfet de France, responsable pendant le Front populaire de l’aide clandestine à la révolution espagnole et venu se placer sous l’autorité de De Gaulle durant l’Occupation. Avec, entre autres témoignages, ceux de Raymond Aubrac, Germaine Tillion, le docteur Dugoujon et Pierre Péan. Jorge Amat nous livre une fine analyse du mythe Moulin à travers la reconstitution de sa vie d’homme, grand commis d’état puis symbole de la Résistance et de la République.

la-resistance-dans-l-amienoisLa Résistance dans l’Amiénois de Julien Cahon et François Cassel (CRDP)

Ce film retrace les itinéraires de quatre combattants de l’ombre : Julia Lamps, René Pecquery, Jacques Hubert et Jacques Audegond, illustrant la diversité des formes de la résistance intérieure française. Ils livrent ici une partie de leur vie, de leur expérience douloureuse parfois de Résistants en Picardie et rappellent que chaque action de résistance a sa raison d’être, son utilité, pour un individu, pour un groupe ou pour un pays tout entier.

Affiche CatelasJean Catelas de Jean-Pierre Denne

Une jeune femme retrouve par hasard des vieilles photos, des coupures de presse, des vieilles lettres jaunies qui évoquent toutes un homme au nom de Jean Catelas. Qui était vraiment cet homme, député d’Amiens en 1936, mort le 24 septembre 1941 guillotiné par le régime de Vichy ? En s’appuyant à la fois sur de nombreuses archives familiales, syndicales, politiques et sur la collecte de témoignages capitaux, Jean-Pierre Denne nous fait redécouvrir un homme admirable de simplicité, d’engagement et de fidélité : ouvrier bonnetier, cheminot syndicaliste, homme politique, élu du Front populaire, compagnon de lutte de la « pasionaria » pendant la guerre d’Espagne et grand Résistant. Ce documentaire n’a qu’une seule exigence, rendre hommage au rôle essentiel qu’a joué Jean Catelas pour que la vie de l’homme soit meilleure et libre.

vignetteLes FTP-MOI dans la Résistance de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia

Les FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) jouèrent un rôle essentiel au sein de la Résistance dont ils furent parmi les plus actifs et les plus déterminés. Beaucoup étaient de tout jeunes gens, d’autres plus anciens étaient issus des Brigades internationales qui avaient acquis dans le combat, l’expérience nécessaire pour mener cette lutte contre le fascisme. S’ils étaient, en tant qu’étrangers, syndicalistes, engagés politiques, directement visés par le régime de Vichy et les nazis, leur engagement n’avait rien d’un choix par défaut. A travers l’histoire du groupe Manouchian (Île de France) et des bataillons Carmagnole-Liberté (Lyon et Grenoble), Marat (Marseille) et la 35e brigade (Toulouse)ce documentaire revient sur les origines des FTP-MOI nés d’un long processus politique et social. Au-delà du nécessaire travail de mémoire, ce documentaire questionne notre présent. Aujourd’hui, face au démantèlement systématique des acquis du Programme du Conseil National de la Résistance, face aux discriminations de toute sorte et à leur banalisation, face à la stigmatisation de « l’étranger», désigné comme le parfait responsable de tous les maux de notre société, comment ne pas s’interroger sur cette éternelle stratégie de la peur et sur le sens de toute résistance ?

affiche_les-jours-heureuxLes jours heureux de Gilles Perret

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement :
« Les jours heureux ».
Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises…