1 En mars 2013, nous avons été conviés à la 13e édition du festival national du film amazigh afin d’animer un atelier sur la pratique documentaire. De nombreuses personnes dont des professionnels, sont venues assister à cet atelier. Cette journée a permis un échange très enrichissant tant sur les difficultés rencontrées que les envies de faire et les pratiques de chacun, des deux côtés de la Méditerranée.
L’occasion ici de remercier Messieurs Assad Hachemi et Mohamed Bensalah et toute l’équipe du festival, en particulier Kem Kem Ghemina et Khadra, pour leur confiance, leur accueil et leur amitié.
La réalisation d’un film documentaire est par nature une expérience singulière et unique. Tout se joue en permanence dans la rencontre entre un sujet réel et le regard spécifique que le réalisateur choisit de lui porter. C’est à travers cette confrontation que le film peut prendre forme, trouver son souffle et finalement faire sens.
Il n’y a pas de recette toute faite pour réaliser un film documentaire. Chaque projet nécessite autant de méthodologie et de rigueur que de liberté d’esprit et de créativité : il faut savoir à la fois écouter, observer, anticiper, inventer un dispositif d’écriture et de tournage adéquat, s’adapter aux imprévus et aux contraintes diverses…
Pour s’approprier ces savoir-faire et les compétences variées que ce métier mobilise, le meilleur apprentissage reste encore de se confronter à la pratique. Réaliser un film documentaire dans le cadre privilégié d’une formation permet aussi de s’initier, d’essayer, d’expérimenter, d’oser, sans autre souci que celui d’acquérir l’expérience, l’autonomie et la confiance en soi.
Faire… quoi qu’il arrive, avec ténacité et conviction.
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