Les documentaires

Faire quelque chose retFaire quelque chose de Vincent Goubet
A la rencontre des derniers résistants français de la deuxième Guerre mondiale, l’auteur recueille la parole de ces nonagénaires saisissant par leur vivacité d’esprit et la force intacte de leurs espérances. Au début des années 1940, tous ont décidé de « faire quelque chose » contre ce qui leur paraissait inacceptable. Conçu comme un dispositif de transmission générationnelle, le film est le récit de leurs combats et des valeurs qui les ont portés. Ces échanges font évoluer le temps du film du passé vers le présent et questionnent sur ce que peut être l’engagement aujourd’hui.

Doc la France des campsLa France des camps 1938 – 1946 de Jorge Amat et Denis Peschanski
Entre novembre 1938 et mai 1946, en France, 600 000 personnes connurent l’internement par simple décision administrative. Des républicains espagnols, des Allemands et des Autrichiens, des communistes français, puis des Juifs étrangers ou des Tsiganes et, à la Libération, des suspects de collaboration mais aussi des trafiquants de marché noir et des civils allemands.
Grâce aux archives de l’Etat et des départements, ce film écrit par l’historien Denis Peschanski reconstitue le puzzle de cette France des camps oubliée. Il a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

joseph_epstein_bon_pour_la_legendeBon pour la légende de Pascal Convert
On l’a oublié, et pourtant il fut de ceux qui comptèrent, dans la Résistance. Joseph Epstein en était l’un des plus brillants cerveaux et meneurs, tacticien accompli, dirigeant des Francs-Tireurs et Partisans à Paris. Il a été arrêté et torturé en 1943. Le « Colonel Gilles » taira jusqu’à son nom avant d’être fusillé sur le Mont Valérien en avril 1944. Pascal Convert s’est intéressé à ce résistant juif polonais communiste en donnant la parole à ceux qui l’ont côtoyé. Un film rigoureux et émotionnellement impliqué, une enquête sur un homme, sa pensée, son action, et son univers, celui du Front populaire, de la guerre d’Espagne, de la Résistance, où l’on croisera la route de Jean Moulin, Raymond et Lucie Aubrac, Joseph Minc, Lise London, Maurice Kriegel-Valrimont, Esther Gorintin

l-instinct-de-resistanceInstinct de Résistance de Jorge Amat
Comment survivre aux camps de concentration ? Comment vivre après Auschwitz et Mauthausen ? Comment se fait la reconstruction de l’individu ? Par l’oubli, la parole, le cri, le création ? Soixante ans aprés la Libération, quatre personnages de la seconde moitié du XX ème siècle se souviennent. Stéphane Hessel, Pierre Daix, Armand Gatti et Serge Silberman, ont affronté à vingt ans les humiliations et les horreurs des camps nazis et, pour certains, vu la mort de très près. A leur retour ils ont tous réussi à se reconstruire, en allant au bout de leurs passions. Daix, l’ancien militant communiste dont les ouvrages sur l’art – notamment sur son ami Picasso – font autorité ; Hessel, le diplomate devenu à 93 ans l’auteur culte de la jeunesse avec « Indignez-vous ! »; Gatti, le fils de balayeur auteur de théatre prolifique de l’après-guerre; Silberman, le rescapé du ghetto de Varsovie producteur visionnaire des années 60 – Melville, Bunuel, Kurosawa, c’est lui – dévoilent avec pudeur ce qu’ils ont longtemps tu. Si leurs trajectoires sont différentes leurs mots sont souvent les mêmes pour expliquer l’inimaginable de l’univers concentrationnaire auquel ils ont survécu. Même s’ils refoulent toujours depuis leur retour à « la normalité de la vie » l’indicible qu’ils ont vécu, ils témoignent avec une force incroyable de leur envie de survivre. Toute leur vie ils auront lutté pour la liberté d’expression et contre l’asservissement des esprits.

MovieCovers-124730-131148-LA BATAILLE DU RAILLa bataille du rail de René Clément (INA)
Chronique de la lutte des cheminots Français pendant l’occupation;du transport du courrier aux sabotages de toute sortes,leur participation fut totale,et le jour du débarquement de Juin 1944,ils apportèrent un soutien précieux aux maquisards…Ce film,qui retrace des scènes authentiques de la résistance, est un grand classique du cinéma d’après-guerre et un hommage à tous les anonymes ayant pris part à la libération du pays.

aff_peintre_120x160Parce que j’étais peintre, l’art rescapé des camps nazis de Christophe Cognet
Ce film mène une enquête inédite sur les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis. Il dialogue avec les rares artistes déportés encore vivants et avec les conservateurs de leurs oeuvres  : des émotions qu’elles suscitent, de leur marginalisation, leur signature ou leur anonymat, de leur style, ainsi que de la représentation de l’horreur et de l’extermination.
Dans ce voyage parmi ces fragments d’images clandestines et les ruines des anciens camps, il propose ainsi une quête sensible entre visages, corps et paysages, pour questionner la notion d’oeuvre et interroger frontalement l’idée de beauté.
L’enjeu en est dérangeant, mais peut-être ainsi pourrons-nous mieux nous figurer ce que furent réellement ces camps, appréhender les possibles de l’art et éprouver ce qu’est l’honneur d’un artiste – aussi infime et fragile que soit le geste de dessiner.

Figures-Humaines-Rose-Lallier-Elisabeth-LogakFigures humaines de Rose Lallier et Elisabeth Logak
1939-1945 – Que savaient les Français des mesures prises contre les juifs et comment se sont-ils comportés ?
Cinq personnes (juives et non juives) évoquent la France pendant le régime de Vichy, la persécution des juifs, l’occupation allemande et la résistance. Un portrait historique passionnant, important et extrêmement intéressant.

Logo retailleUne jeunesse parisienne en Résistance de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
(Présentation d’extraits, en avant-première)
Ce documentaire propose de revenir sur l’histoire de la MOI parisienne et son engagement dans la Résistance. A travers, de nombreux témoignages et archives dont certaines inédites, ce film témoigne de ces parcours exceptionnels et met en lumière la culture, le courage, l’intégrité et la force de ces jeunes gens. Il aborde l’espoir et la volonté de toute cette jeunesse parisienne, souvent étrangère et issue du monde ouvrier, avide de faire vivre les valeurs humaines par-delà la xénophobie, l’antisémitisme et les risques qu’ils encouraient. Portés par la volonté d’un monde meilleur, ils dirent non à la barbarie nazie et la collaboration du gouvernement de Vichy en s’engageant parfois jusqu’à en mourir.
Leur détermination leur permit de se dépasser, de surmonter cette épreuve indicible et de jouer un rôle majeur dans la résistance parisienne. Parmi eux, Henri Krasucki qui confiera plus tard  : « On peut subir des conditions pénibles à supporter et avoir une force intérieure augmentée de la capacité d’une force collective qui permet de se surpasser […] Ni blasé, ni cynique, ni bloqué dans le passé  ; tourné vers la vie. Je sais ce que coûte la guerre, le prix de la liberté, celui de la dignité et de la justice ».