Le XXIe siècle naissant, on aurait pu espérer en avoir fini avec la violence et la répression policière du siècle précédent, reléguant au passé l’acharnement contre le mouvement ouvrier, ses revendications et ses combats.
Il n’en est rien.
Négation d’un Etat social souhaité par le plus grand nombre au profit de l’intérêt d’une minorité, ce que l’on nomme mondialisation a quelque peu changé le visage du libéralisme mais ni ses méthodes, ni ses conséquences.

Pourtant, malgré cet acharnement, cette répression policière et judiciaire, cette volonté permanente du capital de ne rien céder ou de vouloir reprendre ce qui a été conquis, nombre des résistants unis sur une base de défense sociale continuent de se battre contre les dérives d’un ordre de crise sociale. Forts de leur détermination, ils poursuivent dans la voie ouverte par celles et ceux qui les ont précédés.
Hier comme aujourd’hui, il n’est pas un acquis qui n’ait été arraché au capital par une lutte collective et acharnée du mouvement social, parfois même au prix de vies humaines.

Ainsi ce film documentaire revient sur plus d’un siècle de répression à l’encontre de syndicalistes et militants depuis la grève des mineurs de 1906 jusqu’aux mouvements sociaux contre la loi Travail. A travers différents témoignages et documents d’archives, il analyse le traitement politique, médiatique et judiciaire réservés à toutes ces luttes et à ceux qui les ont menées.

QUELQUES EXEMPLES EMBLÉMATIQUES

► 1906, la grève de 40 000 mineurs après la catastrophe de Courrières, durement réprimée par Georges Clemenceau dont l’autorité et la fermeté seront un modèle pour Manuel Valls.
► La grève des mineurs de 1948, restée gravée dans les annales de l’Histoire ouvrière tant par la violence de sa répression organisée par Jules Moch, que par les conséquences d’une incroyable injustice à l’encontre des grévistes et leurs familles pendant plus de 70 ans.
► 1975, le conflit du Parisien libéré dont les formes de lutte, l’engagement et la solidarité qu’il fit naître et les solutions qu’il a dégagées, marqua profondément toute une profession mais aussi le mouvement ouvrier dans son ensemble.
► 1978, après l’annonce de la suppression de plus de 20 000 emplois, les sidérurgistes se lancent dans une forte mobilisation. La marche sur Paris du 23 mars 1979 fut l’objet de nombreuses provocations et manipulations pour discréditer le mouvement (dont l’affaire du prétendu casseur qui portait sur lui son arme de service, son brassard et sa carte de police).
► Les poursuites à l’encontre de syndicalistes et militants dans le cadre de conflits
sociaux ou des mobilisations contre la loi Travail.

AVEC LA PARTICIPATION DE

  • Romain Altmann – Secrétaire général Info’com-CGT
  • Eliane Assassi – Sénatrice
  • Laurence Blisson – JAP, Secrétaire générale syndicat de la magistrature
  • Charly Bouhana – Ancien responsable syndical CGTdu livre
  • Maurice Boivin – Ouvrier du livre, typographe de la CSTP-CGT
  • Anthony Caillé – CGT Police Paris
  • Loïc Canitrot – Compagnie Jolie Môme, membre de la CGT Spectacle
  • Mathieu Cascino – Ex-délégué CGT Air-France
  • Jacques Chastaing – Militant Info’Com-CGT
  • Joao Gama – Ancien métallo, délégué CGT
  • Jean Gersin – Ancien secrétaire de la FILPAC-CGT
  • Norbert Gilmez – Mineur, gréviste de 1948
  • Frédéric Guillo – Secrétaire général CGT Préfecture de police de Paris
  • Mehdi Kemoune – Secrétaire général adjoint CGT Air France
  • Frédéric Lordon – Economiste, chercheur au CNRS
  • Laurent Mauduit – Journaliste d’investigation, cofondadeur de Médiapart
  • Gael Quirante – SUD Poste 92
  • Mathias Reymond – Journaliste, Acrimed
  • Elodie Tuaillon-Hibon – Avocate
  • Mickael Wamen – CGT Goodyear

FICHE TECHNIQUE

► Documentaire couleur 90 min
► Ecriture et réalisation : Mourad Laffitte
► Etalonnage : Francine Lemaitre
► Mixage son et musique : Boris Pélosof
► Infographie : Marc Vigon
► Responsable de production : Laurence Karsznia
► Produit par Images contemporaines © 2017

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